Glisse 2 : la confirmation

Trois semaines après le déclic, retour dans la carrière pour le niveau 2. Plus dur, parfois déroutant, mais le verdict ne change pas : j'adore le terrain.

Environs de Neuchâtel 2 min de lecture

Le cours Glisse 1 m’avait laissé une question : est-ce que ce plaisir découvert dans le terrain allait tenir, ou n’était-ce que l’effet de la nouveauté ? Pour en avoir le cœur net, je me suis inscrit à la suite. Le 27 septembre 2025, j’étais de retour à la Cornu Master School pour Glisse dans le terrain 2.

Un cran au-dessus

Le niveau 2 reprend le même principe que le premier, mais va plus loin. L’école en annonce les objectifs :

  • maîtriser précisément la perte d’adhérence ;
  • mieux franchir certains obstacles en trial ;
  • mieux gérer les pentes, en montée comme en descente ;
  • adopter la bonne technique selon le type de terrain.

Le matin, échauffement et rappel des bases, puis des exercices de trial pour gagner en dextérité : franchir des obstacles, doser l’embrayage et les gaz au millimètre. Un parcours de gymkhana mêlant trial et enduro permet ensuite de tout mettre en pratique, avant une balade en enduro plus longue et plus technique qu’au niveau 1.

L’après-midi, retour à la glisse : on révise les bases, puis on travaille la précision quand l’adhérence disparaît, au freinage comme à l’accélération. Le but : garder la moto sous contrôle, quelle que soit la situation.

Un pilote en gilet jaune sur une moto d'enduro au fond d'une carrière, au pied de la falaise ; au premier plan, un sol de gravier humide strié de traces de pneus et un cône orange.
L'après-midi, en enduro dans la carrière.

Désapprendre la route

C’est là que le cours devient vraiment difficile. Pas seulement physiquement : certaines habitudes à prendre vont à l’encontre de tout ce que des années de route m’ont appris. Sur le bitume, on cherche à éviter toute glisse et le réflexe, quand la moto bouge, est de se crisper. Dans le terrain, il faut accepter qu’elle bouge, rester souple et continuer à piloter.

Le cerveau proteste, les réflexes résistent. Il faut répéter, rater, recommencer, et accepter de se sentir maladroit alors qu’on se croyait bon pilote.

Le fun l’emporte

Et pourtant, malgré la difficulté et ces gestes contre-intuitifs, c’est le plaisir qui a gagné. Largement.

Glisse 1 avait été un déclic. Glisse 2 a été une confirmation : j’adore le terrain. Ce n’était pas la nouveauté. C’est une vraie envie, et elle ne fait que commencer.

La suite logique : passer de la glisse à l’enduro.